• Journée mondiale contre le Sida

    http://i43.servimg.com/u/f43/12/83/95/61/aids-r10.jpgLa fin de la transmission du virus du sida est un objectif réaliste à court terme, mais il faudrait "remobiliser" et augmenter les budgets, alors que la crise économique est en train de les rogner. Tel est le message d'alerte de plusieurs associations à la veille de la Journée mondiale de lutte contre le sida.

    A la veille de la Journée mondiale de lutte contre le sida, deux des principales associations européennes ont choisi de tirer la sonnette d'alarme. "Le sida n'est pas du tout un problème réglé. Mais, avec un effort politique et financier conséquent, on pourrait voir le début de la fin du sida dès 2015", selon Guillaume Grosso, président pour la France de l'association internationale One, fondée par les chanteurs Bono et Bob Geldof.

    34 millions de séropositifs dans le monde"Après des années de hausse, le financement de la lutte contre le sida est en chute et le Fonds mondial (de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, ndlr) a des difficultés grandissante pour se financer", a-t-il expliqué.

    Une généralisation du dépistage et des traitements, tout particulièrement en Afrique, principal foyer d'infection avec 23 millions de séropositifs sur les 34 millions recensés dans le monde, permettrait de stopper l'épidémie à court terme. "Une personne séropositive qui bénéficie d'un traitement est 96 % moins susceptible de transmettre le VIH à d'autres personnes", selon Guillaume Grosso.

    Les traitements à base d'antirétroviraux limitent la charge virale et s'avèrent pratiquement "aussi efficaces" qu'un préservatif contre la transmission sexuelle, selon l'association Aides, "l'une des plus importantes associations européennes de lutte contre le sida".

    "L'accès universel au traitement dans les pays du Sud, avec le développement des génériques, ne serait pas un gouffre financier, mais serait au contraire rentable financièrement", selon son président, Bruno Spire.

    Vers une taxe sur les transactions financières ?Face à la baisse de l'aide internationale classique, il faut trouver des "financements innovants", estime Philippe Douste-Blazy, président d'Unitaid, dont les fonds proviennent d'une taxe sur les billets d'avion. "L'idée est de demander des microcontributions de solidarité aux activités qui ont le plus profité de la globalisation", a indiqué Philippe Douste-Blazy, qui, après la taxe sur les billets d'avion, milite aujourd'hui pour une taxe sur les transactions financières.

     

     


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