• ONE - Pétitions pour que l'état français respecte ses engagements envers l'Afrique

     

    http://i43.servimg.com/u/f43/12/83/95/61/ban10.jpgNous sommes dans la dernière ligne droite de l'élection présidentielle et l'Afrique est totalement absente des débats. 

     

    Et pourtant… le monde d'aujourd’hui est plus connecté que jamais et les défis ont rarement été autant partagés : le sida ne peut pas se combattre en France seulement, le changement climatique ne fait pas halte à nos frontières et l’instabilité des pays laissés à leur sort comme la Somalie mine le commerce et la sécurité mondiales. En même temps, l'Afrique a énormément changé et regorge d'opportunités nouvelles. En un mot : l'Afrique bouge ! 

    Face à cette nouvelle donne, ensemble, exigeons des candidats à la présidentielle que la France bouge aussi pour ouvrir la voie à un meilleur avenir pour tous !

     

    Pour signer ln c'est ici : http://onevote2012.one.org/index.php?id_nav=2

     

    Les propositions de One :

    L'Afrique a énormément changé les dernières années : en termes économiques et démographiques il s'agit maintenant du continent le plus dynamique. En matière de technologies, le continent est en train de brûler les étapes. En affichant une insolente croissance à deux chiffres, le marché de la téléphonie mobile africaine est désormais le premier au monde.

    Mais le continent bouge aussi en termes politiques : il rassemble de plus en plus de démocraties et on trouve deux Etats africains parmi les trois pays au monde comptant le plus de députées femmes. Les exemples et domaines sont multiples pour lesquels l'Afrique n'a plus à recevoir de leçons. Le message est clair : l'Afrique change !

    Ceci ne doit pas masquer les inégalités qui persistent : le lieu de naissance détermine toujours de manière significative les années et la qualité de l'enseignement que nous recevons, l'accès aux soins qui nous est offert, la jouissance effective des droits humains.

    Malgré les progrès importants réalisés ces dernières années, l'Afrique subsaharienne reste la région la plus pauvre du monde, une région où il existe toujours des personnes qui meurent de faim, où la séropositivité trop souvent revient à un arrêt de mort, où le droit de vote ne peut pas toujours s'exercer librement et où la vaccination du nouveau-né reste un luxe.

    En même temps, le monde n'a jamais été aussi connecté et les défis autant partagés. Le sida ne peut pas se combattre en France seulement, le changement climatique ne fait pas halte à nos frontières et l'instabilité des pays laissés à leur sort comme la Somalie mine le commerce et la sécurité mondiales.

    Bref, il faut aussi que nous – Français, Européens – bougions. Pour reconnaître les changements en Afrique – et dans d'autres régions du monde dites « en développement ». Pour aider l'Afrique et les plus pauvres partout dans le monde à aller plus loin et pour affronter ensemble et de manière efficace les défis qui se posent à nous aujourd'hui.

    Pour ouvrir la voie à un meilleur avenir pour nous tous.

    Pour que la France refonde ses relations avec l'Afrique, trois piliers s'imposent :

    La France a souvent répondu présent aux grands rendez-vous (G8, conférences internationales, etc.), mais il est difficile de savoir si les annonces faites dans ces cénacles ont été ou seront suivies d'effet.

    Proposition phare

    Depuis plus de 40 ans, la France a promis d'allouer 0,7% de son RNB à l'aide au développement. Elle en a maintes fois repoussé l'échéance. Il faut que la France s'engage à tenir les 0,7% d'ici 2015.

    Pour aller plus loin

    La France doit remplir ses obligations lorsque cela n'a pas été le cas, mais aussi rendre des comptes précis et détaillés pour chaque annonce faite.

    Les promesses de la France - sur le respect desquelles les plus pauvres dans le monde comptent !

    - 0,7% d'APD/RNB d'ici à 2015 

    - 50% de l'augmentation d'APD à accorder à l'Afrique (2004-2015)

    - 1,7 milliard € accordé à l'Initiative de L'Aquila sur la sécurité alimentaire (2009-20111) 

    - 500 millions € pour la santé de la mère, du nouveau-né et de l'enfant (2011-2015) 

    - 100 millions € en contributions directes d'ici 2015 + 730 millions € à travers l'IFFIm d'ici 2026 pour GAVI, l'Alliance mondiale pour les vaccins et l'immunisation 

    - En 2012 et en 2013, chaque année 300 millions € + 60 millions € de la taxe sur les billets d'avion pour le Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme

    - 1,26 milliard € accordés aux financements précoces (Fast Start Finance) pour la lutte contre le changement climatique (2010-2012)

    - 80,5 millions € pour l'éducation (2011-2014)

    Pour entraîner d'autres pays de l'Union européenne à investir dans la lutte contre l'extrême pauvreté, la France doit rester un leader européen du développement :

    • porter une taxe européenne sur les transactions financières finançant la solidarité internationale ;

    • s'engager pour un budget européen ambitieux en matière d'actions extérieures (titre 4 des Perspectives financières 2014-2020) ;

    • et maintenir sa position parmi les deux premiers contributeurs du Fonds européen de développement

     

    Les exemples sont multiples qui prouvent que l'aide, bien investie, fonctionne et produit des résultats impressionnants sur le terrain. L'aide française doit s'investir dans les solutions et projets qui sont le mieux à même de lutter contre la pauvreté, en toute clarté pour les citoyens.

    Proposition phare

    La France doit s'engager à rendre son aide plus transparente pour les citoyens, en se dotant d'une « loi de programme » – avec des objectifs clairs qui en permettent le suivi – et d'un budget détaillé.

    Qu'attendre d'un budget détaillé ?

    - qu'il englobe l'intégralité de l'aide publique au développement française telle que définie par l'OCDE ;

    - qu'il explicite le montant de l'effort budgétaire ;

    - qu'il précise les différentes composantes de cette aide selon les instruments (dons, prêts avec taux de bonification et prévision des remboursements, assistance technique), les zones géographiques et groupes d'Etat (fragiles, émergents, les moins avancés) et les canaux utilisés (bilatéraux, multilatéraux, européens).

    Pour aller plus loin

    La France doit se donner les instruments pour pouvoir combattre la pauvreté là où elle est la plus extrême, notamment en augmentant les dons vers les pays les plus pauvres, qui doivent être au cœur de l'effort financier consenti par notre pays.

    Pour permettre un suivi de son aide publique, la France doit mettre en place des évaluations indépendantes, rigoureuses et régulières de ses politiques de développement.

     

    L'Afrique bouge. Les opportunités économiques peuvent permettre aux femmes et aux hommes de ce continent de s'inventer un futur prospère. Pourtant, cette situation est loin de prévaloir, notamment dans les pays riches en ressources naturelles: si, grâce aux prix historiquement élevés des matières premières, certains Etats s'enrichissent, le quotidien de leur population reste souvent inchangé. En cause, l'opacité des contrats liant nos entreprises aux pays où elles exploitent ces ressources naturelles, qui favorise la corruption.

    Proposition phare

    La France doit être le leader européen pour une législation qui exige des entreprises extractives et forestière de publier leurs paiements aux gouvernements, détaillés par projet, sans exemptions.

    Pour aller plus loin

    La France devrait également s'engager à exiger de toutes les entreprises, y compris celles du secteur financier, une comptabilité détaillée par pays et par filiales, incluant les charges fiscales (ou exonérations), les volumes de production et les chiffres d'affaire pour s'assurer que les multinationales payent leur juste part fiscale.

    « Aujourd'hui, le retour sur l'investissement étranger est plus important en Afrique que dans n'importe quelle autre région du monde.»

    McKinsey Global Institute, juin 2010, "Lions on the move: The progress and potential of African economies"

     

    1. Les décaissements 2011 n’étant pas encore connus, il est impossible de vérifier à ce jour si l’engagement a été tenu.

     


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